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Musique

Tout a débuté sur une bonne note… et ça se poursuit!

En 1639, la musique traverse l’océan avec les Ursulines. En effet, sœur Marie-de-Saint-Joseph, l’une des deux Ursulines qui accompagnent Marie de l’Incarnation, est une musicienne de talent. Elle ne tarde pas à enseigner le chant et la viole aux premières élèves autochtones. Les élèves françaises puis canadiennes ne sont pas en reste, sans parler des religieuses, qui chantent psaumes et hymnes pendant l’office divin, tout en s’accompagnant.

Au fil des ans, les leçons de musique deviennent très populaires. Le prospectus scolaire du Pensionnat des Ursulines de Québec de 1847 liste d’ailleurs les cours de musique offerts: « […] l’Orgue, la Harpe, le Piano, la Guitare, et l’Accordéon, la Musique Vocale […] ». D’abord proposé en cours à option, cet art est si omniprésent qu’il gagne en importance et les principaux monastères ouvrent des écoles de musique affiliées aux universités de Montréal et de Québec. Encore aujourd’hui, la musique continue d’animer les différents monastères des Ursulines. Outre les cours qui se donnent toujours dans leurs écoles, les concerts présentés dans leurs chapelles et dans leurs jardins en témoignent avec éloquence.

Chromatomètre

Bois, métal, fibre et encre
Theodore Frederick Molt
1832
5 x 83,50 x 15,20 cm

Cet appareil est un chromatomètre, inventé par Theodore Frederick Molt. D’origine allemande, Molt s’installe à Québec en 1822. Il propose des cours de chant et de musique dès son arrivée. Bien que Molt n’ait pas enseigné aux Ursulines, ses filles Henriette-Eugénie, Mathilde et Louise y ont fait leurs études.

Le chromatomètre, breveté le 6 avril 1832, permet de réguler la voix et d’accorder une variété d’instruments à cordes. Si l’on en croit les différents articles de presse écrits à son sujet, l’avantage majeur de ce nouvel appareil est que tous peuvent aisément l’utiliser. 

L’enseignement de la musique et du chant est très important chez les Ursulines. Sachant cela, on peut aisément comprendre toute l’utilité de ce chromatomètre pour elles !

Harpe à double mouvement

Bois, laiton, dorure, peinture, vernis, et laine
Sébastian Érard, Angleterre
Vers 1835
170 x 90 x 56 cm

Le fabricant français Érard, au tournant des années 1800, a breveté de nombreuses avancées techniques pour ses harpes, dont un système de pédales à double mouvement (harpe diatonique). L’instrument illustré ici est muni de ce système qui permet à l’artiste de jouer dans tous les tons.

Piano table

Noyer noir, ébène, ivoire, laiton et vernis
Chickering & Sons, É.-U.
Vers 1855
93 x 181 x 84 cm

Ce piano, acheté dans les années 1860, fait partie de la quinzaine de pianos acquis par les Ursulines de Québec au cours des années 1860 et 1870. Il en coûte alors près de 800 $ pour acquérir un seul exemplaire. Le fabricant Chickering & Sons a amélioré la sonorité des pianos grâce à un cadre en fer forgé d’une seule pièce permettant de mieux tendre les cordes.

Piano à queue

Noyer noir, ébène, ivoire, laiton et vernis
Heintzman & Co., Toronto
1934
142 x 160 x 102 cm

Sœur Marie-Claire Chasle, remarquable musicienne, est entrée chez les Ursulines vers 1940 en apportant son instrument. Elle enseignera avec passion le quatrième art pendant six décennies. Fabriqué par la compagnie canadienne Heintzman & Co., entreprise encore réputée aujourd’hui, le piano sert toujours !

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